Je viens de la cité
Je viens de la banlieue.
Je viens là où la misère bat son plein
Je viens là où les jeunes filles ont de grands rêves, là où les jeunes filles sont ambitieuses.
Là, où les mecs croient en un demain meilleur.
Je viens du quartier d’en bas,
Où la famille habite un taudis.
Là, où la faim fait parti de la famille.
Ici, misère et peur sont alliées.
Je viens de cette zone, où on n’a pas le choix, Sois on prend les armes, sois on crève de faim.
Je viens de cette zone, où l’on crée à chacun un boulot.
Les mecs prennent les couteaux, machettes, et bâtons.
Je viens de la zone où ils sont utilisés pour faire le sale boulot.
Je viens du quartier d’en haut, où les jeunes filles sont utilisées.
Où c’est avantageux pour certains quand elles ont faim , quand elles sont pauvres.
Ainsi elles seront des proies faciles qu’on aura à attaquer là, tout juste là, dans leur faiblesse, la pauvreté.
Je viens de ce quartier là
Où les pauvres pauvres filles délaissés sont naïves.
Ces jeunes filles qui croient qu’elles vont gagner la lune.
Ces jeunes filles croient que les hommes sont des saints, qu’ils sont intègres.
Je viens de ce putain de quartier qui avec ces mauvaises expériences ont transformés ces enfants en bêtes sauvages.
Oui je viens de là-bas,
Où tout peut disparaître en un claquement de doigt;
Le destin n’existe pas dans ce coin,
Chaque jour est nouvel, et demain n’est que mystère.
C’est ici que tu apprendras l’art de survivre,
Un malheur est si vite arrivé par une balle perdue.
Nos vies ne valent pas plus que ça,
Par chance on sera mangé par des porcs.
Ici on ne fait pas la différence entre les 3 repas,
Déjà qu’on se defonce pour en avoir un.
L’heure n’est jamais la même
Encore moins ce qui se trouve dans la marmite.
Je viens de là-bas, tu connais pas
Non c’est trop inhumain pour toi.
Il n’y a pas place pour les tonken
Encore moins pour les peureux
C’est la jungle par ici,tout est différent de ce que tu connais
Je viens de loin, loin là-bas !
La où la vie n’a pas de definition.
Malgré tout je vis avec espoir,
Dans ses rues où l’on vie avec des idées sans opinion.
Je viens pas pour y rester.
Je viens et j’opine sur mes questions bidon
Mais pourquoi pas rayer de la carte cette ville ?
Qui depuis est devenu l’endroit pour les jeunes qu’elle a rendu pareseux.
Je viens pas pour vous
Mais je viens quand même avec vous.
Pour m’en aller très loin d’ici.
Écrit par : Meïka Decime, Modeler Pagenel et FD1
