Rèl | FD1

Mwen jis anvi fè yon gwo bri
Petèt kote w ye a ou ta va tande m.
Pawòl mwen yo san sans
Yo dwat gòch kou souri deboutonnen.

Vwa m ale men li pa tounen
Sèl rèl ki ka ede m soulaje pèn mwen.
Mwen pa plen, mwen pa vid
Anndan m son galimatcha klète.

Si m kriye, dlo je pa p koule
Yo fin sèk kou 4 pòch kòb.
Lapli tonbe li mouye dlo,
San konprann pouki li refize m.

Rele m ka rele sèlman
Nan lespwa ou ta va tande
Kijan kè m fè bri san l pa bat.

Rele m rele pou m pa toufe
Se rèl ki ede m kenbe
Pou jan lavi pase trè
Sou chak grenn rèv san trèv

Lajounen solèy pa sispann klere,
Wout pa m toujou rete nwa
Nan rele san rete vwa m preke ale
Lè m paka rele ankò ma fon soupi (hmm ! )

Écrit par FD1

Édité par A suivre

Ayiti | Claroo & FD1

Bèl fanm vanyan ki kwè nan travay
Malgre tout kalamite li toujou ap batay
Nan itilizel san souf, li tounen bourik botay
Malgre tout efò li fè, li toujou ap passe tray

Lontan, yo te konn pran tan gade w bèl marabou.
Kounya se pran pa w vit pou m ka fè de kou.
Chak lè m ap gade mizè w, sa ban m degou
Pou m wè jan w travay se atò ou tonbe nan twou.

Ayiti cheri,yo te konn rele w pèl nan zanti
Kounya yo tèlman maltrete w, pase w anba pye ou vinn san figi.
Chak moun ki pase vinn piye, debou w ap depafini
Lè m ap gadew k ap soufri tout san m tresayi

Yon si bèl fanm tankouw pata dwe ap kriye
Ou te goumen twòp, se pa konsa pou jodi w ta ye
Tèlman ou pa ret anyen, yo trete w de sa w pa ye
Menm sa ki pat janm kamarad ou, ap gade w a kote

Ayiti, non sa vle pèdi tout sans li
Bòykotè finn bòykote li
Ti kras pa ti kras y ap fini ak li
Pa gen demen alevwa pou jodi

Pitit ki pa gen pye paka kouri
Menm ala naj, y ap bat pou yo soti
Ale lwen, lwen pou pran nouvèl li
Menm jan ak yo, m ap di w orevwa Ayiti.

Écrit par Claroo et FD1
Sous la direction de FD1

Tu l’as perdue|Yshaa ❣️

Tu n’as pas su reconnaître sa valeur.
Chez elle, pour toi tout est mystère
Sans le savoir, tu as contribué à son malheur
A présent, c’est trop tard pour revenir en arrière.

Tu savais que, tu étais son talon d’Achille
Pourquoi ne l’as-tu pas aimé à juste titre?
Tu donnerais tout pour qu’elle revienne,
Mais elle a tout et n’est plus tienne.

Elle en avait assez de souffrir
Et voulait en finir
Je ne sais plus quoi te dire.
Elle voulait vivre, tu l’as fait fuir.

Je sais que, tu voudrais qu’elle te pardonne.
Elle en a assez que tu la prenne pour une conne.
Des fois , elle ne fait que pleurer,
Elle n’en pouvait plus d’espérer.

Je sais que tu voudrais la reconquérir
Pour mieux la chérir.
Et ne jamais la perdre de vue
Mais, désolé tu l’as perdue.

Écrit par Yshaa❣️
Correction FD1

Loin de tes bras| Claroo & MP

Chaque matin
Je me lève affaiblie
Ah oui !!! Affaiblie car
Ton odeur est lointain,
Si lointain que j’ai perdu l’envie de vivre.

Comment va être demain?
Mais non!
Pourquoi penser à ce demain qui me tient
toujours aussi loin de tes bras?

Me blottir dans tes bras fût le remède
Contre l’absence de souvenirs inexplicables.
Loin de tes bras,
C’est le mauvais oeil et la douleur qui me hantent

Le confort, le désir je m’en fou de tout.
Puisque rien n’est de toi.
Je me sens mal aimé et à bout de souffle
En étant si loin de toi.

Les jours sont tous aussi fades,
Et les nuits s’envolent à la noirceur des ténèbres.
En absence de tes bras,
C’est le chaos , le désespoir qui s’amène.

J’ai perdu le goût de tes rires,
L’expression de tes yeux à mes questions tordues.
J’ai perdu la maturité d’être vivant, d’être homme.
Loin de tes bras,
Tout n’est que du vide qui se remplit par le vide.

Écrit par CLAROO & MP

Extrait | Destramy Marc-Sanel

On a tort de dormir sur deux oreilles, dans les beaux quartiers quand la misère rugit l’autre bout de la ville.

On a surtout tort de laisser déployer ici cette pauvreté sous prétexte que les gens qui vivent dans une telle gêne viennent de pays où ils risquaient la mort et que leur sort s’est donc rudement amélioré

On a tort de nous asseoir confortablement, manger du poulet, pendant nos frères sont coincés sous un pont au Texas.

On a encore tort de cautionner cette corruption qui enfonce notre économie

On a tort de ne rien faire pour arrêter la chute libre que prend le pays.

On a tort d’accepter ce dessus que prend l’injustice sur la justice.

En agissant ainsi c’est ignorer l’autre et c’est aussi l’avenir du pays que nous hypothéquons

Un extrait amplifié du texte de Dany Laferrière, tous ce qu’on te dira pas Mongo
Destramy Marc-Sanel

Aswè a – Meïka

Aswè a
Kabann lan ap ret vid
Pap gen bri pye nan kay la
Pap gen soupi
Ni okenn bri souf pèsòn

Aswè a
Kay la ap rete san pèsòn
Men li pap vid
Tout bagay ap rete nan plas yo
Souvni yo ap rete la
Kout eklari yo, plenyen yo ap rete la.
Men tout moun ap disparèt

Aswè a, avèk regrè
Dlo nan je
Enkyetid
Yap pran wout pou y ale
Ale lwen, byen lwen.

Aswè a
Lalin lan gen poul akouche sou po yo.
Nwit lan gen pou li fè konesans ak yo.

Aswè a, la wonte, dlo nan je, tristès, rezinyasyon, gen pou fè zanmitay ak yo.

Aswè a, yo resi konsyan, yo resi konprann, yo pap viv.

Écrit par Meïka Décime

Le mort vivant-Part 2

-Misye, misye, reveye w!
Disait l’infirmière de garde (avec son drôle d’accent capois) de la “room 33” de l’hôpital Bernard Mevs. C’était la 3e nuit de Pedro, arrivé inconscient avec une commotion cérébrale et de multiples fractures aux côtes.
Les pronostics ne jouaient pas en sa faveur, les médecins et infirmières étaient sceptiques, son sort ne dépendait que de la bonne grâce du tout-puissant.

-Miss Adline, li pa bouje ditou non depi jou l vin la.
Disait Vielka, un parent de malade à l’infirmière en chef pour cette sombre nuit.

Depuis son arrivé à Bernard Mevs, Pedro se trouve dans un profond coma sous assistance respiratoire. Six jours ce sont déjà écoulés (durant lesquels il a subi trois opérations) et toujours rien; ce n’est qu’au bout du 7e jour qu’il commence à montrer des signes de vie, pour le plus grand bonheur du staff médical qui avait déjà tout tenté pour le réanimer.
       

Pedro retrouve ses facultés peu à peu
Et au bout de 10 jours il prononce enfin ses premiers mots
-Kibòm ye la??!!
-kibòm ye la???
-Lopital ou ye mesye, lopital !
-Miss, miss men l leve wi.
C’était la voix de Vielka toute fatiguée.

N’ayant plus aucun souvenir, Pedro devait tout réapprendre , même son propre prénom. Mais hélas! Y’avait personne au beau milieu de ce “peyi pèdi” pour lui rafraîchir la mémoire.
Ayant retrouvé ses capacités physiques après environ 15 jours d’hospitalisation, Pedro devait vider les lieux sous-peu. Pour aller où?? Seul Dieu le sait.
Il n’avait aucun souvenir, plus rien ne le rattachait à son passé, à part bien sur la petite photo que lui a remis Miss Chrislie lors de son réveil (cette photo fut bien gardée dans sa pochette de veston lors de son accident).

Il faut dire que Pedro a profité de sa période de convalescence pour se faire de nouveaux amis. Il est devenu, en seulement quelques jours, le “chouchou” de l’hôpital. Les gens aimaient l’écouter, c’était un homme sage et ses paroles étaient pleines de bon sens.

10 ans plus tard….

– Joseph ou netwaye machin lan deja chef ? Lui demanda Dr.Sony
– Wi mesye Sony, repondit-il toujours avec le sourire
– Maten an sanble m ap anreta wi
– Mwen tande nan jounal 6è maten an kafou ayopò bloke nèt, ou ka pa rive a lè vre wi

Ainsi s’est déroulé la traditionnelle conversation matinale entre le docteur Lorvens Rodmoli Sony et Pedro (ou encore “Joseph” comme on l’appelait maintenant).

Cela fait maintenant une dizaine d’années qu’il vit en compagnie du docteur Sony en plein coeur de la rue Maginia prolongée à Delmas 33.
Jeune médecin, le docteur Sony a débarqué à l’hôpital Bernard Mevs après avoir effectué une spécialisation en orthopédie aux Etats-Unis. C’est durant son service à cet hôpital qu’il a rencontré Pedro. N’ayant ni femme ni enfant, Dr Sony avait besoin de quelqu’un pour garder la baraque lorsqu’il partait au boulot, Pedro lui, avait besoin d’un toit.
D’où la formation de ce “tandem” qui dure maintenant un petit plus de 10 ans.

Pas un jour ne s’est écoulé, depuis son réveil à l’hôpital, sans que Pedro ne regarde la petite photo. Il essayait de se rappeler, vainement, de la femme qui l’accompagnait dessus. Cette photo était tout ce qui lui restait de sa vie antérieure. Il sait qu’il a été victime d’un accident, il sait qu’il avait probablement une famille (d’où la cérémonie de mariage sur la photo), mais hélas! Aucun souvenir.
Fervent croyant, Pedro priait tous les matins et soirs jusqu’à ce que le Bondieu, 10 ans plus tard, décide de répondre à ses lamentations.

Un vendredi matin, en revenant du “Evah and Doudou SuperMarket” Pedro fait la rencontre de Colby; ou encore c’est Colby qui fait la rencontre de Pedro.
-Ey! Mesye. Wi, oumenm ak mayo ble a.
Joseph s’approche un peu de lui
-Ou sanble yon moun mw rekonèt.
Ne lui laissant même pas le temps de répondre, il enchaîne.
-Ou soti nan sid?? Nan ras Simon??
Pedro restait muet comme une statue, il ne pouvait répondre aux interrogations de cet homme trapu au visage inconnu.
Mais, il voulait en savoir plus. Il venait de passer les 10 dernières années de sa vie à se demander qui il était vraiment, et voilà qu’un mystérieux homme sorti de nulle part prétend le connaître.
-Mwen pa konnen ni nan ki zone mwen soti ni kijan fanmim rele. Mwen te viktim yon aksidan sa gen 10 zan e sèl sam rete kòm souvni se yon ti bout foto.
-Komabo!! Saw dim la???
S’écria Colby
-Saw tande a frèm.
Pedro porta sa main à sa poche avant d’ajouter
-Men ti bout foto a mwen tap palew la

Pedro tend la photo à Colby qui poussa un cri au premier regard
-Woy!!!!!!!!! Gade Janina.

Écrit par Clefton “33” Simon

Édité par FD1( A Suivre)

La conservation du patrimoine de mon pays, je m’engage !

L’évolution naturelle de chaque peuple crée un symbolisme notable autour de certains lieux, personnages, date et objets qui à eux seuls semblent renfermer tout un pan de son histoire. Certains sont gardés précieusement sous forme d’objets anciens, de pièces de musée, de zones protégées. D’autres circulent constamment et librement: recettes, contes et légendes, objets artisanaux, etc. Chacune de ces couleurs composent une palette qui renferme une bonne partie de l’essence identitaire de ce dit peuple.

Presqu’autant que l’île dont ils ont choisis de garder symboliquement l’un des noms conférés par les premiers habitants tragiquement disparus, le peuple d’Haïti a hérité de l’un des patrimoines les plus riches au monde, ce qui lui vaut malgré une gestion catastrophique de la sphère socio-politique tout le long de son histoire de figurer aujourd’hui encore au sein des listes les plus prestigieuses de lieux ou de cultures à découvrir.

Dans tout ce qui constitue le pont intergénérationnel du pays, le patrimoine matériel et immatériel semble sans cesse rivaliser par leur inépuisable diversité. En effet, les dix départements géographiques renferment chacun des sites naturels et des vestiges plus ou moins bien conservés rappelant la vie au temps coloniaux ou encore une époque encore plus éloignée où ceux que Colomb considéra à tort comme des Indiens peuplaient librement le territoire. Épaves, cuirasses, objets précieux, armes blanches et armes à feu, ustensiles, pierres taillées et d’innombrables autres objets nous racontant chacun à sa manière une frange de la riche fresque historique locale foisonnent. Les coutumes haïtiennes, malgré l’appauvrissement continu de la quasi-totalité de la population restent empreintes de cette fierté et de cette aspiration à la grandeur qu’on peut relever chez tant de précurseurs de l’indépendance et ce sentiment se révèle sous forme d’innombrables tableaux, sculpture, masques et autres objets utilitaires ou décoratifs.

Il incombe face à cette diversité sous-estimée de se questionner sur les moyens de l’exploiter à bon escient et de la préserver en vue de la passer aux générations futures.

La notion de patrimoine est importante pour la culture et le développement, dans la mesure où elle constitue le ‘’capital culturel’’ des sociétés contemporaines. Le patrimoine contribue à la revalorisation continue des cultures et des identités et constituent un véhicule considérable pour la construction de l’expertise des compétences et des connaissances entre les générations. Il fournit également une source d’inspiration pour la créativité et l’innovation qui résulte en produits culturels, contemporains et futurs.

Le patrimoine, surtout dans sa dimension physique, est sujet à l’usure du temps. Le métier de la restauration de reliques anciennes étant coûteux et quasiment inexistante dans la région caraïbéenne, le pays gagnerait immanquablement à orienter certains de ces jeunes vers une telle expertise. La monétisation des biens culturels non commerciaux passant par leur connaissance du grand public, d’immenses efforts se devront d’être déployés en vue de permettre que le public en général, les plus jeunes en particulier, soient exposés de façon plus répétitives et engageantes à tous ces éléments rattachés à l’histoire de notre communauté : financement de films à caractères historiques, prix littéraires, articles de magazine, expositions, etc. Un dispositif de sécurité fiable se devra aussi d’être mis en place pour prévenir que cet intérêt accru n’entraine des effets pervers indésirés: vols d’objets précieux, vandalisme ou autre.

Les fonds consentis à ce renouvellement de la culture et du patrimoine devront tout d’abord être confiés à l’ISPAN, institut de sauvegarde du patrimoine national, moyennant un plan clair et articulé pour des interventions d’urgence dans tous les sites déclarés protégés mais ne recevant de fait aucune attention étatique particulière et aussi pour une revue exhaustive de tous les sites d’importance non encore considérés en vue de les ajouter dans les plus brefs délais au portfolio officiel. Des critères clairs devront être fixés en visant notamment l’inclusivité et des comités de gestion montées selon une distribution territoriale ou par ordre d’importance en donnant aux acteurs locaux un pouvoir de décision consentie pouvant réellement avoir des retombées bénéfiques sur les sites ainsi gérés.

Les cadres du ministère de la culture et du tourisme et l’ISPAN devront regrouper des opérateurs afin de créer des circuits touristiques autour de ces sites avec sécurité garantie pour ses visiteurs et inclure la population dans ce dynamisme car ils connaissent chaque recoin de ces villes et feront de très bons guides.

L’état, conscient de son devoir envers ses citoyens et envers le pays qui l’abrite, s’assurera que des programmes d’aides et d’accompagnement voient le jour afin que les projets de restauration aboutissent. Il devra faire appel à des experts de restauration des monuments et si nous ne disposons pas de professionnels locaux il devra faire appel à des étrangers pour veiller à ce qu’aucun site ne perde son identité. Chaque monument devra être géré de façon à ce qu’ils continuent à raconter au monde combien nous sommes forts et fiers et créer la nécessité de mieux nous connaitre.

Dans le souci d’apporter son soutien aux citoyens qui vivent dans les villes qui subiront de tels changements, l’état devra créer des programmes d’assistance sociale afin que les activités routinières ne soient pas paralysées.

Un état responsable et impliqué dans la réussite des projets de son pays trouvera aisément le moyen et mettra les supports nécessaires à l’éducation de la population face à son travail et leur fera prendre conscience de la responsabilité qui les incombe.

Investi de cette nouvelle politique de gestion des sites et monuments en Haïti, chaque citoyen devra s’engager dans ce dynamisme car sauver et gérer le patrimoine culturel du pays revient à se sauver soi-même, à se construire un avenir et à assurer la survie de cette nation dans le temps.

Une meilleure gestion de nos artefacts ancestraux revient à dire au monde que tel le phénix, nous pouvons renaitre de nos cendres. S’impliquer dans le processus de sauvegarde des sites, c’est dire au monde que nous avons toujours su qui nous étions et ce qui nous convient le mieux, que nous sommes pleinement conscient du pouvoir de notre histoire et de la richesse de notre vécu.

Dans cette nouvelle politique de gestion des sites, nous nous engageons dans le changement, nous acceptons notre histoire et avons décidé de la réécrire pour éviter la destruction de ce peuple.

S’engager dans la gestion des sites, c’est dire à tous ceux qui tirent sur les ficelles de notre pauvreté que notre histoire sera racontée aussi longtemps qu’il y aura des gens dans le monde. Aussi longtemps qu’il y aura vie sur terre l’on racontera que des esclaves noirs comme Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines et Capois Lamort dont les statuts sont fièrement dressés au champ de mars_ ont défié et vaincu la plus puissante armée de leur époque l’armée française ce qui a donné naissance à une nation libre et souveraine, la première république noire de l’histoire.

Une politique touristique incluant une meilleure gestion des sites et monuments, c’est prendre parti pour le développement durable, la stabilité économique et c’est dire au monde que peu importe comment ils s’acharnent à faire de nous des incapables notre histoire gardera son nom et le nom de nos héros de l’indépendance, symbole vivant de notre résistance, restera à jamais gravé dans les annales du monde.

La conservation du patrimoine de mon pays, je m’engage. C’est là un slogan qui doit se répandre dans toutes les villes. Inciter les gens à s’engager, à prendre parti pour la survie de notre histoire. Il n’y a pas de plus noble cause que de lutter pour rester en vie et il n’existe pas de plus fort comme lien, que celui qui unit une nation.

Il faudra aussi créer un cadre où la culture qui est une vitrine sur la vie d’un peuple trouve un endroit où se rencontrer avec le tourisme afin de créer des évènements qui seront à même de garantir une vue parfaite et attractive sur la diversité et la richesse de notre patrimoine.

La promotion de l’image étant un atout majeur en marketing touristique, il incombera de mettre sur place des mesures tant promotionnelles que restrictives afin de mieux contrôler la façon dont le pays est présenté, particulièrement dans les grands médias internationaux.

Avec ses sites et monuments nouvellement restaurés, une campagne publicitaire couvrant tous les supports médiatiques locaux et internationaux aura pour effet de rendre les sites plus accessibles ce qui garantira des retombées économiques pour le secteur.

La réalisation d’un tel projet aurait des résonances positives sur tout le territoire notamment sur le milieu du tourisme, un nouvel élan de confiance pour Haïti comme destination touristique. Une remontée en vigueur du patriotisme serait prévisible, ce qui pourrait avoir un impact positif sur tous les autres secteurs: renouvellement du secteur artistique, investissement dans des projets locaux, le relancement des petites entreprises locales spécialisées dans la vente et la confection de vêtements typiquement haïtiens. Le secteur agricole aura son petit coup de pouce lui aussi , chaque ville ayant une spécialité culinaire , une remontée de la production nationale est à prévoir ce qui résoudrait en partie le problème de l’exode rurale. Enfin, l’histoire retiendra que le peuple haïtien est ce qui se rapproche le plus de la définition de résilience.

Écrit par Widelyne DUVERT

Une fenêtre entrouverte

A travers une fenêtre
J’ai vu ton reflet
J’ai sursauté d’effroi
J’ai perdu mes moyens
Ton nom m’a échappé
Et tu es partie

Je longe encore aujourd’hui
Cette rue espérant te voir
Le hasard fait bien les choses
Je m’hasarde mais t’es pas là

La rue est toujours deserte
Au milieu de ce beau monde
Qui n’est pas toi

Un arc-en-ciel après la pluie
Une bise après une journée
Tes yeux dans mes yeux
Et le monde arrête de tourner.

Depuis des feux se sont brûlés
Des coeurs accidentés
Une fenêtre entrouverte

Écrit par Daniel FANFAN (Fd1)

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